L'avenir du bonbon est dans la franchise
3418 visites depuis le 07/12/2011. Article référencé dans la catégorie Actualité.
commerçants financiers franchisés L'avenir du bonbon est dans la franchiseFaut-il faire entrer des financiers dans une franchise ? Le sujet est à l'ordre du jour : peut-on faire fortune dans une franchise de bonbons ?
« Assurément non ! » répond Eric Geslot, patron de la franchise « 100% bonbon » Glup's et président de Geslot SAS, négociant en confiseries vrac.
Le bonbon vrac est-il un commerce rentable ? « Oui, pour des commerçants impliqués dans leur exploitation. »
Certes, la franchise n'est pas une assurance tous risques. Bévue de pilotage, mauvaise gestion, cupidité, nul n'est à l'abri d'un dérapage. Glup's le sait. Par le passé, l'enseigne a fait les frais d'un développement peu scrupuleux.
repris in extremis en 1996 par la famille Geslot (grossiste en confiseries depuis 1952), Glup's est depuis une franchise qui s'autogère. Elle assume ses choix : 3 à 5 nouveaux magasins chaque année, une structure de développement et d'animation adaptée, un actionnariat exclusivement familial.
Bilan : une chaîne de 45 magasins qui fait son chemin et une succursale sur la plus belle avenue du monde (les Champs Elysées à Paris)
. Selon leur zone d'implantation, les franchisés (qui pour certains ont 17 ans d'ancienneté) réalisent des chiffres d'affaires compris entre 150.000 et 600.000 euros.
la marque
Glup's va comme un gant à des commerçants
Pour tous les couples qui souhaitent entreprendre dans le commerce de détail en confiserie, le modèle économique Gup's possède de vrais avantages. Poids du stock très limité (6.000 euros), pas d'invendus, effectif ramené à 2 personnes (les franchisés exploitants), marge brute confortable (70%).
A condition d'investir dans un emplacement n°1 évidemment, le nerf de la guerre encore et toujours !
Si cet élément conditionne l'activité d'un magasin, le loyer ne doit pas plomber la rentabilité. Le prévisionnel d'exploitation doit impérativement être réaliste. «
C'est le b.a-ba, mais il est nécessaire de le rappeler » souligne le dirigeant de la marque Glup's. «
Chez Glup's, le loyer pèse en moyenne moins de 10% du chiffre d'affaires d'une boutique. »
Et les investisseurs dans tout ça ?
Selon Eric Geslot
« la rentabilité d'une boutique de bonbon est insuffisante pour des franchisés-investisseurs. »
Un Glup's est ouvert 6 jours/7. Lorsque le franchisé n'est pas l'exploitant du magasin, il faut 3 à 3,5 employés pour assurer l'amplitude horaire. Dans ce cas, l'impact de la masse salariale sur le résultat d'exploitation réduit considérablement les bénéfices.
Quant aux
financiers qui envisageraient entrer au capital d'une franchise de bonbon : «
Même en développant massivement une chaîne de distribution, il est peu probable que la rentabilité escomptée soit au rendez-vous. Nous sommes sur un micro marché » souligne Eric Geslot.
Alors, la franchise de bonbon, une activité capitalistique ? Oui pour les commerçants qui appliquent les règles de bon sens. Assurément non pour des financiers en quête de profit immédiat.
N.B. : devoir de mémoire oblige, on ne peut s'empêcher de souligner que l'exaltation des années 1990 autour du bonbon a été suivie d'une longue période d'austérité. Lorsqu'en 1996 Geslot SAS a repris la marque Glup's, le négociant s'est attaché à « insuffler de l'oxygène aux points de vente qui pouvaient encore être sauvés ».
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Salle de presse Glup's : http://www.sbscom.fr/P-5-9-A1-glup-s.html
Site Internet Glup's : www.glups.fr
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